Dimanche 8 juin

Dimanche 8 juin 2008 : les Pères de Nicée I ; temps de l’Ascension ; t. 6 ; saint Maximin d’Aix.

Typiques et Béatitudes (avec strophes de l’Octoèque et de la Fête)

Tropaire de la Résurrection en ton 6 : D
evant ton sépulcre, les puissances des cieux autant que les soldats,/ furent frappées d’effroi.// Marie-Madeleine se tenait près du tombeau/ et cherchait ton corps immaculé.// Mais Tu brisas l’enfer sans te laisser vaincre par lui ;+ Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie:/ Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi !//

Tropaire de l’Ascension en ton 4 : Tu es monté au ciel en gloire, ô Christ notre Dieu !/ Tu as rempli de joie tes disciples par la promesse du saint Esprit !// Ta bénédiction l’a rendu manifeste:/ c’est Toi, le Fils de Dieu, et le Libérateur du monde !//

Tropaire des saints Pères en ton 8 : S
ois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu,+ qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux,/ et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi.// Dieu de miséricorde,/ Seigneur, gloire à toi !//  Gloire au Père…

Kondakion des saints Pères en ton 8 : Le message des apôtres et l’enseignement des Pères saints+ pour l’Eglise affermissent l’unité de la foi:/ portant la tunique de vérité tissée par la céleste révélation, elle dispense fidèlement et glorifie le grand mystère de la Foi.//  Et maintenant…

Kondakion de l’Ascension en ton 6 : A
yant accompli en notre faveur ton œuvre de salut, + après avoir uni les cieux et la terre, et les hommes avec Dieu,+ dans la gloire, ô Christ notre Dieu, Tu montas vers le ciel/ sans pour autant nous délaisser ;// mais restant toujours parmi nous et disant à ceux qui conservent ton amour:/ « Je suis toujours avec vous, et personne à jamais ne peut rien contre vous. //

Prokimenon en ton 4 : B
éni sois-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères !/ A ton Nom louange et gloire éternellement !// V : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ! Toutes tes œuvres sont vérité.

Epître : Actes 20, 16-18, 28-36
Frères, en ces jours-là, Paul avait décidé de passer au large d’Ephèse, afin de ne pas devoir s’attarder en Asie ; car il se hâtait, pour être, si possible, le jour de la Pentecôte à Jérusalem. Ayant donc envoyé un message de Milet à Ephèse, il convoqua les anciens de cette Eglise. Et quand ils furent auprès de lui, il leur dit : « Veillez sur vous-mêmes et sur tout le troupeau au milieu duquel l’Esprit saint vous établis comme évêques, afin de paître l’Eglise du Seigneur notre Dieu, qu’Il s’est acquise au prix de son sang. Car je sais bien qu’après mon départ il s’introduira parmi vous des loups redoutables, qui ne ménageront pas le troupeau, et que du milieu de vous se lèveront des hommes à la doctrine pernicieuse, qui chercheront à entraîner des disciples à leur suite. Soyez donc vigilants, vous souvenant que pendant trois ans je n’ai cessé, nuit et jour, d’exhorter avec larmes chacun d’entre vous. Et maintenant, frères, je vous confie à Dieu et à son message de grâce, qui a le pouvoir d’édifier et de vous procurer l’héritage parmi tous les sanctifiés. Argent, or ou vêtement, je n’ai rien attendu de personne. Vous le savez bien vous-mêmes : ce sont mes propres mains qui ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons. Je vous ai montré constamment que c’est la façon dont il faut travailler pour secourir les faibles, en nous rappelant les paroles du Seigneur Jésus, qui a dit Lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ! » Et, après avoir ainsi parlé, Paul se mit à genoux, et avec eux tous, il pria.

Alléluia en ton 1 : Le Dieu des dieux, le Seigneur a parlé : Il convoque la terre, du levant au couchant. V : Rassemblez devant lui tous ses saints, qui scellèrent par des sacrifices son alliance !

Evangile : Jean 17, 1-13 (n. trad.)
En ce temps-là, Jésus, après avoir dit à ses disciples « Courage, J’ai vaincu le monde ! », leva les yeux au ciel, et dit : « Père, l’Heure est arrivée ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, et que, selon le pouvoir que Tu lui as accordé sur toute chair, Il donne la vie éternelle à tous ceux que Tu lui as confiés. Ceci est la vie éternelle : qu’ils te connaissent, Toi le seul véritable Dieu et celui que Tu as envoyé en ce monde, Jésus-Christ. Moi, Je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi, Toi, Père, auprès de toi, de la gloire qu’avant que le monde ne fût, J’ai auprès de toi. J’ai manifesté ton Nom aux hommes que, du monde, Tu m’as donnés ; ils étaient à toi et Tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Ils savent maintenant que tout ce que Tu m’as donné vient de toi, car Je leur ai donné les paroles que Tu m’as données et ils les ont reçues, et ils ont connu en vérité que Je suis issu de toi et ils ont cru que c’est Toi qui m’as envoyé. Moi, Je prie pour eux ; Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que Tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi. Et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et Je suis glorifié en eux.
Je ne suis plus dans le monde, et eux sont dans le monde ; et Moi Je viens à toi. Père saint, garde-les en ton Nom, eux que Tu m’as donnés, pour qu’ils soient un comme Nous. Lorsque J’étais avec eux dans le monde, Moi Je les gardais en ton Nom, eux que Tu m’as donnés, et Je les ai protégés et aucun d’eux ne s’est perdu, si ce n’est le fils de perdition, afin que s’accomplît l’Ecriture. Mais, maintenant, Je vais vers toi et Je dis cela dans le monde pour qu’ils aient en plénitude la joie qui est la mienne ! »

În vremea aceea, ridicând ochii Săi la cer, Iisus a zis: Părinte, a venit ceasul! Preaslăveşte pe Fiul Tău, ca şi Fiul să Te preaslăvească. Precum I-ai dat stăpânire peste tot trupul, ca să dea viaţă veşnică tuturor acelora pe care  Tu i-ai dat Lui. Şi aceasta este viaţa veşnică: Să Te cunoască pe Tine, singurul Dumnezeu adevărat, şi pe Iisus Hristos pe Care L-ai trimis. Eu Te-am preaslăvit pe Tine pe pământ; lucrul pe care Mi l-ai dat să-l fac, l-am săvârşit. Şi acum, preaslăveşte-Mă Tu, Părinte, la Tine Însuţi, cu slava pe care am avut-o la Tine, mai înainte de a fi lumea. Arătat-am numele Tău oamenilor pe care Mi i-ai dat Mie din lume. Ai Tăi erau şi Mie Mi i-ai dat şi cuvântul Tău l-au păzit. Acum au cunoscut că toate câte Mi-ai dat sunt de la Tine; pentru că cuvintele pe care Mi le-ai dat le-am dat lor, iar ei le-au primit şi au cunoscut cu adevărat că de la Tine am ieşit, şi au crezut că Tu M-ai trimis. Eu pentru aceştia Mă rog; nu pentru lume Mă rog, ci pentru cei pe care Mi i-ai dat, că ai Tăi sunt.  Şi toate ale Mele sunt ale Tale, şi ale Tale sunt ale Mele şi M-am preaslăvit întru ei. Şi Eu nu mai sunt în lume, iar ei în lume sunt şi Eu vin la Tine. Părinte Sfinte, păzeşte-i în numele Tău, în care Mi i-ai dat, ca să fie una precum suntem şi Noi. Când eram cu ei în lume, Eu îi păzeam în numele Tău, pe cei ce Mi i-ai dat; şi i-am păzit şi n-a pierit nici unul dintre ei, decât fiul pierzării, ca să se împlinească Scriptura. Iar acum, vin la Tine şi acestea le grăiesc în lume, ca să fie deplină bucuria Mea în ei.

Mégalynaire en ton 5 : Magnifie, ô mon âme, magnifie celui qui monta corporellement, dans sa divine gloire, de la terre jusqu’ au ciel, le Christ notre Source de vie !
Dépassant notre esprit et notre entendement, tu as mis au monde et dans le temps le Seigneur intemporel : Mère de Dieu, d’une même voix et d’un seul cœur, nous les fidèles, nous te magnifions !

Koinonikon du dimanche : L
ouez le Seigneur… et des saints Pères : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !

Au lieu de
Nous avons vu la vraie lumière, le tropaire de l’Ascension

Catéchèse : 1)
les Pères du 1er concile oecuménique confirment la foi chrétienne universelle et donnent le 1er texte du Symbole ; la structure conciliaire à l’image de la Trinité est la norme de l’Eglise. 2) Maximin est le 1er évêque d’Aix-en-Provence ; fils spirituel de ste Marie-Madeleine Egale-aux-apôtres (reliques vénérées avec les siennes à St-Maximin); transmission directe par la Femme apostolique de l’expérience vivante du Christ ressuscité ; 2ble mode de succession apostolique : imposition des mains des apôtres et des évêques, et témoignage des croyants ; l’ensemble de l’Eglise est dans cette succession ; base apostolique de la Foi en France et de nos Eglises.

Jeudi 6 juin

Jeudi 6 juin 2008 : divine Ascension de notre Seigneur Jésus Christ, ton 5

Antienne 1, en ton occurrent : Toutes les nations, battez des mains ! Acclamez Dieu avec des cris de joie !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Car le Seigneur est très haut, redoutable, grand Roi sur toute la terre. Refrain.
Il nous soumet les nations ; Il met les peuples sous nos pieds. Refrain.
Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Antienne 2, en ton occurrent :
Grand est le Seigneur et louable hautement, dans la cité de notre Dieu, sur sa sainte montagne. Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, monté aux cieux dans la gloire ! Nous te chantons : Alléluia ! R. Le mont Sion, côté de l’Aquilon, Cité du grand Roi ! R. Dieu, du milieu de ses remparts, s’est révélé son protecteur. Refrain. Gloire … et maintenant… Fils unique …

Antienne 3, en ton 4 : Ecoutez ceci, tous les peuples ! Prêtez l’oreille, tous les habitants de l’univers !
Refrain : « Tu es monté au Ciel en gloire, ô Christ notre Dieu… »
Gens de la terre, fils des hommes, riches et pauvres, tous ensemble ! Refrain.
Ma bouche dira la sagesse, et le murmure de mon cœur, l’intelligence. Refrain.
Je prêterai l’oreille aux sentences inspirées, je vais développer mon thème sur la harpe. Refrain.
Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Isodikon : Dieu est monté au milieu des acclamations, le Seigneur, au son de la trompette ! - Sauve-nous, ô Fils de Dieu, monté aux cieux dans la gloire ! Nous te chantons : Alléluia !

Tropaire de l’Ascension en ton 4 : Tu es monté au Ciel en gloire, ô Christ notre Dieu ! Tu as rempli de joie tes disciples par la promesse du saint Esprit ! Ta bénédiction l’a rendu manifeste : c’est toi le Fils de Dieu, et le Libérateur du monde ! Gloire au Père… et maintenant…

Kondakion de l’Ascension en ton 6 : Ayant accompli en notre faveur ton œuvre de salut, après avoir uni les cieux et la terre, et les hommes avec Dieu, dans la gloire, ô Christ notre Dieu, Tu montas vers le Ciel sans pour autant nous délaisser. Mais, restant toujours parmi nous, Tu dis à ceux qui conservent ton amour : Je suis toujours avec vous et personne à jamais ne peut rien contre vous.

Prokimenon (graduel), ton 6 : Sois exalté au-dessus des cieux, ô Dieu, et que sur toute la terre resplendisse ta gloire ! V : Mon cœur est prêt, ô Dieu ! Mon cœur est prêt : je chanterai et psalmodierai en ma gloire !

Epître : Actes des apôtres, 1, 1-12
Mon premier livre, Théophile, je l’ai consacré à tout ce que Jésus s’est mis à faire et à enseigner jusqu’au jour où, dans l’Esprit saint, ayant donné ses instructions aux apôtres qu’Il avait choisis, Il fut enlevé au Ciel. C’est à eux qu’après sa passion Il s’est montré vivant : Il leur en donna mainte preuve pendant quarante jours, leur apparaissant et leur parlant du Royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’Il prenait avec eux, Il leur enjoignit de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre celui que le Père avait promis. « Vous me l’avez entendu dire, dit-Il : Jean a baptisé avec de l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit saint que vous serez baptisés, sous peu de jours. » Etant donc réunis, les apôtres lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que Tu vas rétablir le Royaume d’Israël ? » Il leur répondit : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps et les moments que le Père a fixés, en son pouvoir souverain. Mais vous allez recevoir une force, par la descente sur vous de l’Esprit saint, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, jusqu’au bout de la terre. » Quand Il eut dit cela, les apôtres le virent s’élever, puis une nuée vint le soustraire à leurs regards. Et, comme ils fixaient le ciel pendant qu’Il s’en allait, voici que leur apparurent deux personnes vêtues de blanc, qui leur dirent : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Ce Jésus, qui vous a quittés pour s’élever au Ciel, reviendra de la même façon que vous l’avez vu y monter ! » Alors, depuis le mont des Oliviers, qu’un chemin de sabbat sépare de la Cité, ils s’en retournèrent à Jérusalem.

Alléluia, en ton 2 : Dieu est monté au milieu des acclamations, le Seigneur, au son de la trompette. – Toutes les nations, battez des mains, acclamez Dieu avec des cris de joie !

Evangile : Luc 24, 36-53 (n. trad.)
En ce temps-là, ils parlaient encore, quand Jésus Lui-même se tint au milieu d’eux et leur dit : « Paix à vous ! » Epouvantés et terrifiés, ils croyaient voir un esprit ; et Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous troublés ? Pourquoi ces pensées montent-elles dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien Moi ! Touchez-moi et voyez : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que J’en ai ». Il dit cela, et leur montra ses mains et ses pieds. Comme, par joie et par étonnement, ils n’y croyaient toujours pas, Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé et un rayon de miel. Jésus le prit et le mangea devant eux. Puis Il leur dit : « Ce sont les paroles que Je vous ai dites quand J’étais encore avec vous : tout ce qui est écrit dans la loi de Moïse, chez les prophètes et dans les psaumes doit s’accomplir à mon sujet. » Alors Il leur ouvrit l’esprit pour pénétrer les Ecritures, et Il leur dit : « Ainsi est-il écrit : le Christ souffre, puis, le troisième jour, Il ressuscite ; et l’on proclame en son Nom la conversion pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. Vous êtes les témoins de cela. Et voici que Moi, J’enverrai la Promesse de mon Père sur vous. Mais vous, demeurez dans la Ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la Puissance d’en haut. » Puis Jésus les conduisit au dehors, près de Béthanie, et, levant les mains, Il les bénit. Tout en les bénissant, il advint qu’Il se sépara d’eux et fut enlevé au ciel. Quant à eux, ils l’adorèrent et retournèrent à Jérusalem, dans une grande joie. Ils étaient continuellement dans le Temple, à louer et à bénir Dieu.

În vremea aceea, pe când vorbeau ei acestea, El a stat în mijlocul lor si le-a zis: Pace vouà! Iar ei, înspàimându-se si înfricosându-se, credeau cà vàd duh. Si Iisus le-a zis: De ce sunteti tulburati si pentru ce se ridicà astfel de gânduri în inima voastrà? Vedti mâinile Mele si picioarele Mele, cà Eu Însumi sunt; pipàiti-Mà si vedeti, cà duhul nu are carne si oase, precum Mà vedeti pe Mine cà am. Si zicând acestea, le-a aràtat mâinile si picioarele Sale. Iar ei încà necrezând de bucurie si minunându-se, El le-a zis: Aveti aici ceva de mâncare? Iar ei i-au dat o bucatà de peste fript si dintr-un fagure de miere. Si luând, a mâncat înaintea lor. Si le-a zis: Acestea sunt cuvântele pe care le-am gràit càtre voi, fiind încà împreunà cu voi, cà trebuie sà se împlineascà toate cele scrise despre Mine în Legea lui Moise, în prooroci si în psalmi. Atunci le-a deschis mintea lor ca sà priceapà Scripturile. Si le-a spus cà asa este scris si asa trebuie sà pàtimeascà Hristos si sà învieze din morti a treia zi. Si sà se propovàduiascà în numele Sàu pocàinta spre iertarea pàcatelor la toate neamurile, începând de la Ierusalim. Voi sunteti martorii acestora. Si iatà, Eu trimit peste voi fàgàduinta Tatàlui Meu; voi însà sedeti în cetate, pânà ce và veti îmbràcati cu putere de sus. Si i-a dus afarà pânà spre Betania si, ridicându-Si mâinile, i-a binecuvântat. Si pe când îi binecuvânta, S-a despàrtit de ei si S-a înàltat la cer. Iar ei, închinându-se Lui, s-au întors în Ierusalim cu bucurie mare. Si erau în toatà vremea în templu, làundând si binecuvântând pe Dumnezeu. Amin!

Mégalynaire en ton 5 : M
agnifie, ô mon âme, magnifie celui qui monta corporellement, dans sa divine gloire, de la terre jusqu’au Ciel, le Christ notre source de vie ! Dépassant notre esprit et notre entendement, tu mis au monde et dans le temps le Seigneur intemporel : Mère de Dieu, d’une même voix et d’un seul cœur, nous les fidèles, nous te magnifions !

Koinonikon : Dieu est monté au milieu des acclamations, le Seigneur, au son de la trompette : Alléluia !

Au lieu de Nous avons vu la vraie lumière, ainsi qu’après Que nos lèvres s’emplissent, le tropaire de la Fête.

Catéchèse : 1) après la Résurrection, le Christ apparaît et disparaît régulièrement ; aujourd’hui, Il disparaît pour apparaître en gloire au Dernier Jour (Symbole) ; 2) le Dieu Homme demeure incarné ; les signes de son invisible présence sont l’Icône et l’Evangile, la Croix, les sacrements, la communauté des baptisés ou Eglise : évêques, prêtres, diacres et Peuple.

Dimanche 1er juin

Dimanche 1er juin 2008, dimanche de l’Aveugle-né, ton 5

Après la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté en tout 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple

Tropaire de la Résurrection, t. 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix+ pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//  Gloire…

Kondakion de l’Aveugle-né, t. 4 : Comme en l’Aveugle-né, les yeux de mon âme sont clos+ et, Seigneur, dans la repentance je viens à toi et je m’écrie:/ « Pour ceux qui sont dans les ténèbres Tu es la suprême clarté ! »// Et maintenant…

Kondakion de Pâques, t. 8 : Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel,+ Tu as brisé la puissance de l’enfer./ Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; // ordonnant aux Myrophores de se réjouir,+ visitant tes apôtres et leur donnant la paix,/ Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !//

Prokiménon dominical du ton 5.

Epître : Actes des apôtres, 16, 16-34

Alléluia dominical du ton 5.

Evangile : Jean 9, 1-38
En ce temps-là, en passant, Jésus vit, assis, un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent en disant : « Maître, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents, n’ont péché, mais c’est afin qu’en lui se manifestent les œuvres de Dieu. Il nous faut, tant qu’il fait jour, accomplir les œuvres de celui qui m’a envoyé ; vient la nuit où nul ne peut travailler. Pendant que Je suis dans le monde, Je suis la lumière du monde. » Ayant dit cela, Jésus cracha à terre et fit de la boue avec sa salive, puis Il lui appliqua la boue sur les yeux et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé (ce qui signifie « envoyé »). » L’homme partit donc et se lava, et revint voyant. Alors les voisins et ceux qui l’avaient vu auparavant (c’était un mendiant) dirent : « N’est-ce pas lui qui était assis et mendiait ? » Certains disaient : « C’est lui. » D’autres disaient : « Non, mais il lui ressemble. » Mais, lui, dit : « C’est moi. » Ils lui dirent donc : « Comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Celui-ci répondit : « L’homme appelé Jésus a fait de la boue, m’en a enduit les yeux et Il m’a dit : Va te laver à la piscine de Siloé. J’y suis donc allé, je me suis lavé et suis devenu voyant. » Ils lui dirent : « Où est-il ? » Il dit : « Je ne sais pas. » On conduisit aux pharisiens celui qui avait été aveugle. Or le jour où Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux, était un sabbat. Les pharisiens lui demandèrent alors à leur tour comment il avait eu la vue. Il leur dit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé et je vois. » Certains pharisiens dirent alors : « Cet homme ne vient pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le sabbat. » Mais d’autres dirent : « Comment un pécheur peut-il faire de tels signes ? » Et il y eut division parmi eux. Ils dirent encore à l’aveugle : « Que dis-tu de lui, de ce qu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Les Judéens ne crurent cependant pas qu’aveugle il eût trouvé la vue avant d’avoir fait appeler les parents de celui qui voyait. Et ils leur demandèrent : « Est-ce là votre fils, dont vous dites, vous, qu’il est né aveugle. Comment alors voit-il maintenant ? » Ses parents répondirent : « Nous savons que c’est notre fils et qu’il est né aveugle. Comment voit-il maintenant, nous ne le savons pas, ou, qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas. Demandez-lui, il a l’âge de parler de lui-même. » Ses parents disaient cela par crainte des Judéens, parce que ceux-ci avaient décidé entre eux que, si quelqu’un reconnaissait Jésus comme Christ, il serait exclu de l’assemblée. C’est donc pourquoi ils dirent : « Il a l’âge, interrogez-le. » Les pharisiens appelèrent donc une seconde fois l’homme qui avait été aveugle et lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous, nous savons que cet homme est un pécheur. » Lui, répondit alors : « Si c’est un pécheur, je ne sais pas ; je sais une chose c’est que j’étais aveugle et que, maintenant, je vois. » Ils lui dirent à nouveau : « Que t’a-t-il fait ? Comme t’a-t-il ouvert les yeux ? » Il répondit : « Je vous l’ai déjà dit : n’avez-vous pas écouté, que vous vouliez l’entendre une nouvelle fois ? Ne voudriez-vous pas, vous aussi, devenir ses disciples ? » Alors, ils l’injurièrent et dirent : « C’est toi qui es disciple de celui-là ; nous, c’est de Moïse que nous sommes disciples. Nous, nous savons que Dieu a parlé à Moïse et que Dieu n’écoute pas les pécheurs, mais, celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « C’est pour cela, en effet, que je suis étonné, parce que vous ne savez pas d’où il est, et il m’a ouvert les yeux. Nous savons que Dieu n’écoute pas les pécheurs, mais si quelqu’un est pieux et fait sa volonté, il l’écoute. Jamais, jusqu’à présent on n’a entendu dire qu’on eût ouvert les yeux d’un aveugle de naissance. Si cet homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils lui répondirent : « De naissance, tu n’es, toi, que péché, et tu nous enseignerais ? » Et ils le mirent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé et, le rencontrant, Il lui dit : « Toi, crois-tu en le Fils de l’Homme ? » Il répondit : « Et qui est-Il, Seigneur, que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu l’as vu, et celui qui parle avec toi, c’est lui. » Il dit alors : « Je crois, Seigneur » ; et il se prosterna devant Jésus.

În vremea aceea, trecând Iisus, a văzut un om orb din naştere. Şi ucenicii Lui L-au întrebat, zicând: Învăţătorule, cine a păcătuit; acesta sau părinţii lui, de s-a născut orb? Iisus a răspuns: Nici el n-a păcătuit, nici părinţii lui, ci ca să se arate în el lucrările lui Dumnezeu. Trebuie să fac, până este ziuă, lucrările Celui ce M-a trimis pe Mine; că vine noaptea, când nimeni nu poate să lucreze. Atât cât sunt în lume, Lumină a lumii sunt. Acestea zicând, a scuipat jos şi a făcut tină din scuipat, şi a uns cu tină ochii orbului. Şi i-a zis: Mergi de te spală în scăldătoarea Siloamului (care se tâlcuieşte: trimis). Deci s-a dus şi s-a spălat şi a venit văzând. Iar vecinii şi cei ce-l văzuseră mai înainte că era orb ziceau: Nu este acesta cel ce şedea şi cerşea? Unii ziceau: El este. Alţii ziceau: Nu este el, ci seamănă cu el. Dar acela zicea: Eu sunt. Deci îi ziceau: Cum ţi s-au deschis ochii? Acela a răspuns: Omul care se numeşte Iisus a făcut tină şi a uns ochii mei; şi mi-a zis: Mergi la scăldătoarea Siloamului şi te spală. Deci, ducându-mă şi spălându-mă, am văzut. Zis-au lui: Unde este Acela? Şi el a zis: Nu ştiu. L-au dus la farisei pe cel ce fusese oarecând orb. Şi era sâmbătă în ziua în care Iisus a făcut tină şi i-a deschis ochii. Deci iarăşi îl întrebau şi fariseii cum a văzut. Iar el le-a zis: Tină a pus pe ochii mei, şi m-am spălat şi văd. Deci ziceau unii dintre farisei: Acest om nu este de la Dumnezeu, fiindcă nu ţine sâmbăta. Iar alţii ziceau: Cum poate un om păcătos să facă asemenea minuni? Şi era dezbinare între ei. Au zis deci orbului iarăşi: Dar tu ce zici despre El, că ţi-a deschis ochii? Iar el a zis că prooroc este. Dar iudeii n-au crezut despre el că era orb şi a văzut, până ce n-au chemat pe părinţii celui ce vedea. Şi i-au întrebat, zicând: Acesta este fiul vostru, despre care ziceţi că s-a născut orb? Deci cum vede el acum? Au răspuns deci părinţii lui şi au zis: Ştim că acesta este fiul nostru şi că s-a născut orb. Dar cum vede el acum, noi nu ştim; sau cine i-a deschis ochii lui, noi nu ştim. Întrebaţi-l pe el; este în vârstă; va vorbi singur despre sine. Acestea le-au spus părinţii lui, pentru că se temeau de iudei. Căci iudeii puseseră acum la cale că, dacă cineva va mărturisi că El este Hristos, să fie dat afară din sinagogă. De aceea au zis părinţii lui: Este în vârstă; întrebaţi-l pe el. Deci au chemat a doua oară pe omul care fusese orb şi i-au zis: Dă slavă lui Dumnezeu. Noi ştim că Omul Acesta e păcătos. A răspuns deci acela: Dacă este păcătos, nu ştiu. Un lucru ştiu: că fiind orb, acum văd. Deci i-au zis: Ce ţi-a făcut? Cum ţi-a deschis ochii? Le-a răspuns: V-am spus acum şi n-aţi auzit? De ce voiţi să auziţi iarăşi? Nu cumva voiţi şi voi să vă faceţi ucenici ai Lui? Şi l-au ocărât şi i-au zis: Tu eşti ucenic al Aceluia, iar noi suntem ucenici ai lui Moise. Noi ştim că Dumnezeu a vorbit lui Moise, iar pe Acesta nu-L ştim de unde este. A răspuns omul şi le-a zis: Tocmai în aceasta stă minunea: că voi nu ştiţi de unde este şi El mi-a deschis ochii. Şi noi ştim că Dumnezeu nu-i ascultă pe păcătoşi; dar de este cineva cinstitor de Dumnezeu şi face voia Lui, pe acesta îl ascultă. Din veac nu s-a auzit să fi deschis cineva ochii unui orb din naştere. De n-ar fi Acesta de la Dumnezeu n-ar putea să facă nimic. Au răspuns şi i-au zis: În păcate te-ai născut tot, şi tu ne înveţi pe noi? Şi l-au dat afară. Şi a auzit Iisus că l-au dat afară. Şi, găsindu-l, i-a zis: Crezi tu în Fiul lui Dumnezeu? El a răspuns şi a zis: Dar cine este, Doamne, ca să cred în El? Şi a zis Iisus: L-ai şi văzut! Şi Cel ce vorbeşte cu tine Acela este. Iar el a zis: Cred, Doamne. Şi s-a închinat Lui.

Mégalynaire  :
« L’ange chanta… » Koinonikon pascal (« Recevez le Corps … ») et dominical (« Louez …). Clôture pascale.

Homélie/catéchèse : Selon les saints Pères, le péché entraîne l’opacité de la création et de l’homme, transformés en objets : « perte de la transparence paradisiaque » (P. Stàniloae). Adam veut se cacher de Dieu (« mensonge »). Le Christ restaure, par le saint Esprit, la « vérité » : « dévoilement » de l’être humain par l’aveu de son péché (Samaritaine) et de Dieu par l’Incarnation (Aveugle-né). Par l’Esprit, la personne a la grâce, d’abord de croire en Jésus comme Seigneur, puis de le voir : au Paradis, il voyait Dieu ; vient la vision parfaite, celle du Royaume. Nous préparons la Pentecôte, glorieuse descente de l’Esprit en Personne sur ceux qui, grâce à lui, croient déjà, afin qu’ils voient le Seigneur partout présent. Ainsi voient les saints.

dimanche 25 mai

Dimanche 25 mai 2008, de la Samaritaine ; 3ème invention des reliques du Précurseur. Ton 4

Après la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté en tout 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple

Tropaire de la Résurrection, t. 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//

Tropaire de la Mi-pentecôte, t. 8 : Au milieu de la fête,+ désaltère mon âme assoiffée,/ car à tous les hommes, Sauveur, Tu déclaras : « Qu’il vienne à moi et qu’il boive, celui qui a soif ! »// Source de Vie, ô Christ notre Dieu,/ gloire à toi !// 

Gloire… de la Samaritaine, t. 8 : Venue auprès du puits, la Samaritaine te contempla, Source de sagesse, avec les yeux de la foi ; en abondance elle y puisa le royaume d’en haut ; et sa mémoire est glorifiée pour l’éternité

Et maintenant… de la mi-Pentecôte, t. 4 : Au milieu de la fête prescrite par la Loi, Créateur et Seigneur de l’univers, Christ notre Dieu, Tu dis à ceux qui t’entouraient : Venez puiser aux flots de l’immortalité ! C’est pourquoi nous nous prosternons devant toi et fidèlement te crions : Accorde-nous ta compassion, car Tu es la source de notre vie !

Prokimenon en ton 3 : Chantez un psaume pour notre Dieu, chantez un psaume! Chantez un psaume pour notre Roi, chantez un psaume! V : Toutes les nations, battez des mains ! Acclamez Dieu avec des cris de joie !

Epître : Actes des apôtres, 11, 19-30 - En ces jours-là, les apôtres, dispersés par la persécution survenue à l’occasion de Stéphane, allèrent jusqu’en Phénicie, à Chypre et Antioche, mais sans prêcher la Parole à d’autres qu’aux Juifs. Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène qui, venus à Antioche, s’adressèrent également aux Grecs pour leur annoncer la bonne nouvelle du Seigneur Jésus. La main du Seigneur était avec eux, et grand fut le nombre de ceux qui embrassèrent la Foi et se convertirent au Seigneur. La nouvelle en vint aux oreilles de l’Eglise de Jérusalem, et l’on députa Barnabé à Antioche. Lorsqu’il arriva et qu’il vit à l’œuvre la grâce de Dieu, il s’en réjouit et les encouragea tous à demeurer, d’un cœur ferme, fidèles au Seigneur ; car c’était un homme de bien, plein de foi et rempli de l’Esprit saint. Ainsi une foule considérable s’adjoignit au Seigneur. Alors Barnabé partit pour Tarse à la recherche de Saul : l’ayant trouvé, il le fit venir à Antioche. Pendant une année entière il leur fut donné de prendre part aux assemblées de l’Eglise et d’instruire une foule considérable, et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent l’appellation de chrétiens. En ces jours-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche. L’un d’eux, nommé Agabus, se leva et, sous l’action de l’Esprit, se mit à prédire qu’il y aurait une grande famine dans le monde entier ; c’est celle qui se produisit lorsque Claude fut empereur. Alors les disciples décidèrent d’envoyer, chacun selon ses moyens, des secours aux frères de Judée ; et ils le firent en les envoyant aux anciens par l’entremise de Barnabé et de Saul.

Alléluia, t. 4: Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! - Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité.

Evangile : Jean 4, 5-42 - En ce temps-là, Jésus vint dans une localité de Samarie appelée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à son fils Joseph. Il y avait là la source de Jacob, et Jésus, fatigué par la route, était assis à côté de la source ; c’était vers la sixième heure. Arrive une femme de Samarie pour puiser de l’eau ; Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Ses disciples, en effet, étaient partis à la ville pour acheter des vivres. La Samaritaine lui dit alors : « Comment, Toi qui es Judéen, me demandes-Tu à boire, à moi qui une femme samaritaine ? » (En effet, les Judéens ne fréquentent pas les Samaritains). Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et Qui est Celui qui te dit : Donne- moi à boire, c’est toi qui l’en aurait prié et Il t’aurait donné de l’eau vivante. » La femme dit à Jésus : « Seigneur, Tu n’as rien pour puiser et le puits est profond ; d’où as-Tu donc cette eau vivante ? Serais-Tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits et y a bu, lui, ses fils et ses troupeaux ? » Jésus reprit et lui dit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif, mais celui qui boira de l’eau que Moi Je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que Je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissante pour la vie éternelle. » La femme dit à Jésus : « Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus jamais soif et n’aie plus à venir puiser ici. » Jésus lui dit : « Va appeler ton mari et reviens ici. » La femme répondit et lui dit : « Je n’ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as justement répondu : Je n’ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; en cela tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que Tu es un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c’est à Jérusalem qu’est le lieu où il faut adorer. » Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem, que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Judéens. Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les véritables adorateurs adoreront le Père en Esprit et en vérité, car ce sont des gens qui l’adorent ainsi que recherche le Père. Dieu est Esprit et ceux qui l’adorent, c’est en Esprit et en Vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme dit à Jésus : « Je sais que le Messie va venir, celui qu’on appelle Christ ; lorsque Lui viendra, Il nous annoncera toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, Moi qui te parle. »
Là-dessus, ses disciples arrivèrent et ils s’étonnèrent de ce que Jésus parlât à une femme ; aucun cependant ne dit : « Que recherches-Tu ou de quoi parles-Tu avec elle ? » La femme laissa alors sa cruche et alla à la ville dire aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’avais fait. Ne serait-ce pas lui, le Christ ? » Les gens sortirent de la ville et vinrent vers Jésus. Pendant ce temps, les disciples le priaient en disant : « Rabbi, mange ! » Mais Jésus leur dit : « Moi, J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se dirent alors entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il donné à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas, vous : Encore quatre mois et la moisson va arriver ? Voici que Je vous dis : Levez les yeux et regardez ; les champs de blé sont proches de la moisson. Maintenant, celui qui moissonne va recevoir un salaire et amasser du fruit pour la Vie éternelle, afin que puissent se réjouir ensemble et le semeur et le moissonneur. Moi, Je vous ai envoyés moissonner ce pour quoi vous n’avez pas peiné ; d’autres ont peiné et c’est à vous que profite leur peine. » De nombreux Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de la parole de la femme qui avait témoigné : « Il m’a dit tout ce que j’avais fait. » Aussi, lorsqu’ils vinrent vers lui, les Samaritains le prièrent de demeurer chez eux, et Jésus demeura là deux jours. Et ils crurent, plus nombreux encore, à cause de sa parole, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons ; nous avons nous-mêmes entendu, et nous savons qu’Il est vraiment le Sauveur du monde, le Christ. »

În vremea aceea a venit Iisus la o cetate a Samariei, numită Sihar, aproape de locul pe care Iacov l-a dat lui Iosif, fiul său; şi era acolo fântâna lui Iacov. Iar Iisus, fiind ostenit de călătorie, S-a aşezat lângă fântână şi era ca la al şaselea ceas. Atunci a venit o femeie din Samaria să scoată apă. Iisus i-a zis: Dă-Mi să beau. Căci ucenicii Lui se duseseră în cetate, ca să cumpere merinde. Femeia samarineancă I-a zis: Cum Tu, care eşti iudeu, ceri să bei de la mine, care sunt femeie samarineancă? Pentru că iudeii nu au amestec cu samarinenii. Iisus a răspuns şi i-a zis: Dacă ai fi ştiut darul lui Dumnezeu şi Cine este Cel ce-ţi zice: Dă-Mi să beau, tu ai fi cerut de la El, şi ţi-ar fi dat apă vie. Femeia I-a zis: Doamne, nici găleată nu ai, şi fântâna e adâncă; de unde, dar, ai apa cea vie? Nu cumva eşti Tu mai mare decât părintele nostru Iacov, care ne-a dat această fântână şi el însuşi a băut din ea şi fiii lui şi turmele lui? Iisus a răspuns şi i-a zis: Oricine bea din apa aceasta va înseta iarăşi; dar cel ce va bea din apa pe care i-o voi da Eu nu va mai înseta în veac, căci apa pe care i-o voi da Eu se va face în el izvor de apă curgătoare spre viaţă veşnică. Femeia a zis către El: Doamne, dă-mi această apă ca să nu mai însetez, nici să mai vin aici să scot. Iisus i-a zis: Mergi şi cheamă pe bărbatul tău şi vino aici. Femeia a răspuns şi a zis: N-am bărbat. Iisus i-a zis: Bine ai zis că nu ai bărbat. Căci cinci bărbaţi ai avut şi cel pe care îl ai acum nu-ţi este bărbat. Aceasta adevărat ai spus. Femeia I-a zis: Doamne, văd că Tu eşti prooroc. Părinţii noştri s-au închinat pe acest munte, iar voi ziceţi că în Ierusalim este locul unde trebuie să ne închinăm. Şi Iisus i-a zis: Femeie, crede-Mă că vine ceasul când nici pe muntele acesta, nici în Ierusalim nu vă veţi închina Tatălui. Voi vă închinaţi căruia nu ştiţi; noi ne închinăm Căruia ştim, pentru că mântuirea din iudei este. Dar vine ceasul şi acum este, când adevăraţii închinători se vor închina Tatălui în duh şi în adevăr, că şi Tatăl astfel de închinători îşi doreşte. Duh este Dumnezeu şi cei ce I se închină trebuie să i se închine în duh şi în adevăr. I-a zis femeia: Ştim că va veni Mesia care se cheamă Hristos; când va veni, Acela ne va vesti nouă toate. Iisus i-a zis: Eu sunt, Cel ce vorbesc cu tine. Dar atunci au sosit ucenicii Lui. Şi se mirau că vorbea cu o femeie. Însă nimeni n-a zis: Ce o întrebi, sau: Ce vorbeşti cu ea? Iar femeia şi-a lăsat găleata şi s-a dus în cetate şi a zis oamenilor: Veniţi de vedeţi un om care mi-a spus toate câte am făcut. Nu cumva aceasta este Hristosul? Şi au ieşit din cetate şi veneau către El. Între timp, ucenicii Lui Îl rugau, zicând: Învăţătorule, mănâncă. Iar El le-a zis: Eu am de mâncat o mâncare pe care voi nu o ştiţi. Ziceau deci ucenicii între ei: Nu cumva I-a adus cineva să mănânce? Iisus le-a zis: Mâncarea Mea este să fac voia Celui ce M-a trimis pe Mine şi să săvârşesc lucrul Lui. Nu ziceţi voi că mai sunt patru luni şi vine secerişul? Iată zic vouă: Ridicaţi ochii voştri şi priviţi holdele că sunt albe pentru seceriş. Iar cel ce seceră primeşte plată şi adună roade spre viaţa veşnică, ca să se bucure împreună şi cel ce seamănă şi cel ce seceră. Căci în aceasta se adevereşte cuvântul: Că unul este semănătorul şi altul secerătorul. Eu v-am trimis să seceraţi ceea ce voi n-aţi muncit; alţii au muncit şi voi aţi intrat în munca lor. Şi mulţi samarineni din cetatea aceea au crezut în El, pentru cuvântul femeii care mărturisea: Mi-a spus toate câte am făcut. Deci, după ce au venit la El, samarinenii Îl rugau să rămână la ei. Şi a rămas acolo două zile. Şi cu mult mai mulţi au crezut pentru cuvântul Lui, iar femeii îi ziceau: Credem nu numai pentru cuvântul tău, căci noi înşine am auzit şi ştim că Acesta este cu adevărat Hristosul, Mântuitorul lumii.

Mégalynaire  : L’ange chanta… Koinonikon pascal (« Recevez le Corps du Christ… ») et dominical (« Louez …). Clôture pascale.

Dimanche 18 mai

Dimanche 18 mai 2008 : Dimanche du Paralytique ; ton 3

Après la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté en tout 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple

Tropaire de la Résurrection en ton 3 : Que les cieux se réjouissent !+ que la terre exulte d’allégresse !+ car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras,/ terrassant la mort par sa propre mort et devenant le Premier-né d’entre les morts !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés,/ accordant au monde la grande miséricorde.// 

Tropar Invierii, glasul 3
Să se veselească cele cereşti şi să se bucure cele pământeşti! Că a făcut biruinţă cu braţul Său Domnul, călcat-a cu moartea pe moarte, Cel Întâi-născut din morţi S-a făcut; din pântecele iadului ne-a mântuit pe noi şi a dat lumii mare milă. Gloire…

Kondakion du Paralytique en ton 3 :
A mon âme tristement paralysée par mes péchés et mes transgressions,+ veuille, ô Christ, comme au Paralytique de jadis,/ en ta divine providence, accorder la guérison,// afin que, délivré, je puisse te chanter:/ « Dieu de tendresse, gloire à ta puissance infinie ! »//
Et maintenant…

Kondakion en ton 8 : Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel,+ Tu as brisé la puissance de l’enfer./ Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; // ordonnant aux Myrrhophores de se réjouir,+ visitant tes apôtres et leur donnant la paix,/ Toi qui nous sauves en nous accordant la Résurrection !//

Prokimenon, t. 3 : Chantez un psaume pour notre Dieu, chantez un psaume! Chantez un psaume pour notre Roi, chantez un psaume! V : Toutes les nations, battez des mains ! Acclamez Dieu avec des cris de joie !

Epître : Actes des apôtres 9, 32-42
Frères, en ces jours-là, il advint que Pierre parcourait toute la contrée de Galilée et de Samarie ; il s’arrêté également chez les saints qui habitaient Lydda. Il y trouva quelqu’un appelé Enée, gisant sur un grabat depuis huit ans. Pierre lui dit : « Enée, Celui qui te guérit, c’est le Christ Jésus. Lève-toi, et range tes affaires ! » Et aussitôt il se leva. Tous les habitants de Lydda et de la plaine de Saron virent cela et se tournèrent vers le Seigneur. A Joppé, il y avait une certaine disciple nommée Tabitha, ce qui se traduit Dorcas. Cette femme débordait d’œuvres de bien, se signalait par ses bonnes œuvres et pratiquait la miséricorde. Or il advint, en ces jours-là, qu’elle tomba malade et qu’elle mourut. On lui fit sa toilette, et on la déposa dans la chambre haute. Et, puisque Lydda n’est pas loin de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s’y trouvait, lui dépêchèrent deux hommes, avec la prière de se rendre chez eux sans tarder. Pierre aussitôt se leva et partit avec eux ; et, dès qu’il arriva, on le fit monter à la chambre haute. Là, toutes les veuves l’entourèrent et lui montrèrent en pleurant les tuniques et les manteaux que Dorcas, lorsqu’elle était avec elles, fabriquait en leur compagnie. Pierre fit sortir tout le monde et se mit en prière, à genoux. Puis, se tournant vers le corps, il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle s’assit. Il lui tendit la main, la fit lever, puis, appelant les veuves et les autres fidèles, la leur présenta en vie. Cela fut connu de tout Joppé, et nombreux furent ceux qui crurent au Seigneur.

Alléluia, t. 3: En toi, Seigneur, j’ai mis mon espérance, que je ne sois pas confondu pour l’éternité ! V : Incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me délivrer ! Sois pour moi un Dieu protecteur, une maison de refuge, pour me sauver !

Evangile : Jean 5, 1-15 (n.trad.)
En ce temps-là, après la guérison du fils de l’officier, il y avait une fête des Judéens et Jésus monta à Jérusalem. Or il y a à Jérusalem près de la Porte des brebis une piscine, appelée en hébreu Bethzatha, et qui possède cinq portiques. Sous ceux-ci une foule de malades étaient étendus, aveugles, boiteux, sourds, paralytiques, qui attendaient le bouillonnement de l’eau. Car l’ange du Seigneur descendait parfois dans la piscine et l’eau s’agitait ; le premier qui y entrait après le bouillonnement avait alors la santé, quel que fût son mal. Il était là quelqu’un de malade depuis trente-huit ans. Jésus le voyant étendu, et sachant qu’il y avait déjà longtemps, lui dit : « Veux-tu avoir la santé ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine lorsque l’eau s’agite et quand moi j’y vais, un autre y descend avant moi et reçoit la guérison et moi je m’en vais malade. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche ! » Sur-le-champ cette personne eut la santé : il prit son grabat et il marchait. Ce jour-là était un jour de sabbat. Les Judéens dirent donc à celui qui avait été soigné : « C’est sabbat et il ne t’es pas possible de porter ton grabat. » Mais, il leur répondit : « Celui qui m’a donné la santé, c’est Lui qui m’a dit : Prends ton grabat et marche. » Ils lui demandèrent donc : « Qui est la personne qui t’a dit : Prends et marche ? » Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; Jésus, en effet, avait disparu, car il y avait foule à cet endroit. Après cela, Jésus le trouve dans le Temple et lui dit : « Vois, tu es devenu en bonne santé; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’advienne pire. » Cette personne partit et dit aux Judéens que c’était Jésus qui lui avait donné la santé.

În vremea aceea, dupà acestea era o sàrbàtoare a Iudeilor si Iisus S-a suit la Ierusalim. Iar în Ierusalim, lângà Poarta Oilor, era o scàldàtoare, care se numea pe evreieste Vitezda, având cinci pridvoare. În acestea zàceau multime de bolnavi : orbi, schiopi, uscati, asteptând miscarea apei. Càci un înger al Domnului se cobora la vreme în scàldàtoare si tulbura apa si cine întra întâi, dupà tulburarea apei, se fàcea sànàtos, de orice boalà era tinut. Si era acolo un om, care era bolnav de treizeci si opt de ani. Iisus, vàzându-l pe acesta zàcând si stiind cà este as încà de multà vreme, i-a zis : Voiesti sà te faci sànàtos ? Bolnavul I-a ràspuns : Doamne, nu am om, cas à mà arunce în scàldàtoare, când se tulburà apa ; cà, pânà când vin eu, altul se coboarà înaintea mea. Iisus i-a zis : Scoalà-te, ia-ti patul tàu si umblà ! Si îndatà omul s-a fàcut sànàtos, si si-a luat patul si umbla. Dar în ziua aceea era sâmbàtà. Deci ziceau iudeii càtre cel vindecat : Este zi de sâmbàtà si nu-ti este îngàduit sà-ti iei patul. El le-a ràspuns : Cel ce m-a fàcut sànàtos Acela mi-a zis : Ia-ti patul si umblà ! Ei l-au întrebat : Cine este omul care ti-a zis : Ia-ti patul tàu si umblà ? Iar cel vindecat nu stia cine este, càci Iisus se dàduse la o parte din multimea care era în acel loc. Dupà aceasta Iisus l-a aflat în templu si i-a zis : Iatà cà te-ai fàcut sànàtos. De acum sà nu mai pàcàtuiesti, cas à nu-ti fie ceva mai ràu. Atunci omul a plecat si a spus iudeilor cà Iisus este Cel ce l-a fàcut sànàtos.

Mégalynaire : L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse ! Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton fils est ressuscité ! Alléluia !

Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…)

Idées de catéchèse et d’homélie
: a) le nom de Bethzatha (Béthesda, Bézatha ou Bethsaïde) veut dire « maison de la miséricorde », on peut y voir une figure de l’Eglise, en ce temps où on lit les Actes des apôtres et se construit l’Eglise par l’Esprit. Elle est une telle « maison » parce que s’y manifeste la puissance de la Résurrection, elle-même puissance de l’Esprit ;  b) maladie et péché : « ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive pire » ; la maladie est non une sanction juridique, mais la conséquence de la maladie de l’âme qu’est le péché ; le Christ, Médecin des âmes et des corps, soigne le péché par le repentir et le pardon, et soulage la corps en signe de la rémission des fautes (cf. Marc 2, 9) ; la santé n’est pas un dû ou un droit : elle est, comme la vie elle-même, un don gratuit de la part de Dieu ; c) l’annonce de la venue de l’Esprit : l’eau bouillonnante ; l’eau du baptême est pleine de l’Esprit ; l’eau, avec le feu et le vent, est un des signes de l’Esprit ; la Résurrection ouvre la voie à l’habitation de l’Esprit en ceux qui croient ; dès le matin de Pâques, l’Eglise entre dans le temps de Pentecôte (lecture du Pentecostaire), ce « carême de l’Esprit », cinquantaine qui répond à la cinquantaine précédant la Résurrection ; la Pâque est non seulement celle du Verbe fait chair et fait Homme, mais encore la Pâque de l’Esprit « issu du Père », par qui le Fils est ressuscité, et que Celui-ci envoie dans le monde pour qu’Il habite personnellement en la personne de chaque croyant. d) le Christ Dieu est le Maître du sabbat puisqu’Il en est l’instaurateur. C’est Lui qui parla à Moïse au désert et sur le mont Sinaï. Il ne relativise ni n’abolit la Loi : Il s’en manifeste (théophanie) comme le Souverain et le Donateur ; Il a donné la Loi écrite, Il donne maintenant la Loi non écrite, celle de l’Esprit, Loi nouvelle et charismatique qui accomplit la première et lui donne sa perfection. C’est la loi de l’amour absolu manifesté sur la Croix.

Dimanche 11 mai

Dimanche 11 mai 2008 : dimanche des Myrrhophores et des justes Joseph d’Arimathie et Nicodème

Après la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté en tout 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple

Antiennes de Pâques (comme dimanche dernier et jusqu’à la clôture de Pâques)

Isodikon de Pâques
: Dans vos assemblées bénissez le Seigneur, le Dieu de la source d’Israël !

Tropaire de la Résurrection en ton 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort,+ immortelle Vie,/ l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ;// et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau,+ tous les anges dans les cieux se mirent à chanter:/ Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//

Tropaire des Myrophores en ton 2 :
Le noble Joseph, lorsque de la Croix il eut descendu ton corps immaculé,/ l’enveloppa d’un blanc linceul et l’embauma de précieux parfums ;// et pour sa sépulture il le déposa dans un tombeau tout neuf ;/ mais le troisième jour Tu es ressuscité, Seigneur, accordant au monde la grâce du salut !//  Gloire

Kondakion des Myrophores en ton 2 : O
rdonnant aux Myrophores de se réjouir,+ Tu as fait cesser les pleurs d’Eve, la première aïeule,/ par ta Résurrection, ô Christ notre Dieu.// Aux apôtres Tu donnas l’ordre de proclamer:/ « Le Sauveur est sorti du tombeau ! »//  Et maintenant…

Kondakion en ton 8 : Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel,+ Tu as brisé la puissance de l’enfer./ Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; // ordonnant aux Myrophores de se réjouir,+ visitant tes apôtres et leur donnant la paix,/ Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !//

Prokimenon en ton 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant, et Il s’est fait mon salut.
V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître :
Actes de apôtres 6, 1-7
En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque murmuraient contre ceux de langue hébraïque, disant que, dans les secours distribués quotidiennement, les veuves de leur groupe étaient désavantagées. Les Douze convoquèrent alors l’assemblée des disciples et leur dirent : « Il n’est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas. Cherchez plutôt parmi vous, frères, sept hommes qui aient l’estime de tous, qui soient remplis de sagesse et de l’Esprit saint, et nous les chargerons de cet emploi. Quant à nous, c’est à la prière et au service de la parole que nous resterons attachés. Cette proposition fut agréée de tout le monde, et c’est ainsi que furent choisis Etienne, cet homme rempli de foi et de l’Esprit saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un prosélyte d’Antioche. On les présenta aux apôtres qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains. Et la parole du Seigneur se développait, les disciples devenaient de plus en plus nombreux à Jérusalem, un grand nombre de prêtres adhérait à la foi.

Alléluia en ton 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile :
Marc 15, 43 à 16, 8
En ce temps-là, la veille du sabbat, arriva Joseph d’Arimathie, membre éminent du conseil, et qui, lui aussi, attendait le règne de Dieu. Il entra courageusement chez Pilate pour réclamer le corps de Jésus. Pilate s’étonna que Jésus fût déjà mort. Il convoqua le centurion et lui demanda s’Il était mort depuis longtemps. Renseigné par le centurion, il accorda le corps à Joseph. Ayant acheté un linceul, celui-ci descendit Jésus, l’enroula dans le linceul, le déposa dans un tombeau creusé dans le roc et roula une pierre à l’entrée du tombeau. Marie de Magdala et Marie, mère de Joseph, regardaient où on avait déposé le corps de Jésus.
Le sabbat passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller embaumer Jésus. De grand matin, le premier jour du sabbat, elles vinrent au tombeau ; le soleil était déjà levé. Elles se disaient entre elles : « Qui roulera pour nous la pierre de l’entrée du tombeau ? » Levant les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée ; pourtant elle était très grande. Entrées dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme revêtu d’un vêtement blanc et elles furent très effrayées. Mais il leur dit : « N’ayez pas peur ; vous cherchez Jésus, le Nazaréen, le crucifié ; Il a été ressuscité ; Il n’est pas ici, voici l’endroit où on l’avait déposé. Mais allez ; dites à ses disciples et à Pierre qu’Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez comme Il vous l’a dit. » Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, car elles étaient tremblantes et stupéfaites ; et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

În vremea aceea, venind Iosif cel din Arimateea, sfetnic ales, care astepta si el împàràtia lui Dumnezeu, si, îndràznind, a intrat la Pilat si a cerut trupul lui Iisus. Iar Pilat s-a mirat cà a si-murit si, chemând pe sutas, i-a întrebat dacà a murit de mult. Si aflând de la sutas, a dàruit lui Iosif trupul. Si Iosif, cumpàrind giulgiu si coborându-L de pe cruce, L-a înfàsurat în giulgiu si L-a pus într-un mormânt care era sàpat în stincà, si a pràvàlit o piatrà la usa mormântului. Iar Maria Magdalena si Maria, mama lui Iosi, priveau unde L-au pus. Si dupà ce a trecut ziua sâmbetei, Maria Magdalena, Maria, mama lui Iacov, si Salomea au cumpàrat miresme, ca sà vinà sà-L ungà. Si dis-de-dimineatà, în prima zi a sàptàmânii, pe când ràsàrea soarele, au venit la mormânt. Si ziceau între ele : Cine ne va pràvàli nouà piatra de la usa mormântului ? Dar, ridicându-si ochii, au vàzut un tânàr sezind în partea dreaptà, îmbràcat în vesmânt alb, si s-au spàimântat. Iar el le-a zis : Nu và înspàimântati ! Càutati pe Iisus Nazarineanul, Cel ràstignit ? A înviat ! Nu este aici. Iatà locul unde L-au pus. Dar mergeti si spuneti ucenicilor Lui si lui Petru cà merge în Galilea, mai înainte de voi ; acolo Îl veti vedea, dupà cum v-a spus. Si iesind, au fugit de la mormânt, cà erau cuprinse de fricà si de uimire, si nimànui nimic n-au spus, càci se temeau.

Mégalynaire : L’ange chanta à la Pleine de grâce…

Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…)

Tropaire pascal au lieu de Nous avons vu la lu mière… et après Gloire à toi, Christ notre Dieu…

Idées de catéchèse et d’homélie : 1) dimensions historiques du texte : temps absolu (« méta temps », et non éternité : « en ce temps-là », temps actualisé par la Liturgie), temps du mystère (l’ange présent au tombeau) ; temps chronologique (« veille du sabbat », « le sabbat étant passé ») ; personnages (Pilate, Joseph d’Arimathie + précision « membre du conseil », Marie de Magdala, Marie mère de Joseph, Marie mère de Jacques, Salomé) ; vérité psychologique (peur, terreur, stupéfaction) ; précisions concernant les lieux : le tombeau « creusé dans le roc », « une pierre roulée au-devant », « très grande », on peut s’y tenir debout ; les pratiques funéraires des Hébreux (le liceul, ensevelissement du corps, embaumement) . 2) annonce de la Résurrection faite par l’ange ; les femmes, par peur, ne la transmettent pas d’abord, elles l’annoncent plus tard (16, 10) ; la fonction de l’ange est d’être le messager (sens étymologique) des pensées et des actions divines. Après cette vision, viendra la vue corporelle. 3) Eglise : témoignage vivant apporté à l’événement historique de la Résurrection de Jésus Christ : anges, femmes, apôtres, peuple. Cette série se retrouve dans la structure de l’office pascal : « ta résurrection, ô Christ  sauveur, les anges la chantent dans les cieux : accorde à nous qui sommes sur terre de te glorifier avec un cœur pur », puis vient la transmission de la lumière, et la procession à l’extérieur de l’église, c’est-à-dire l’annonce au monde. Expliquer (c’est la catéchèse mystagogique des Pères) ce que nous avons accompli à Pâques.

Dimanche 4 mai

Dimanche 4 mai 2008 : dimanche de Thomas

Après la bénédiction initiale : Christ est ressuscité des morts ! Par la mort Il a vaincu la mort ! A ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie ! (3 f. en tout, par la prêtre,  par le chœur et le Peuple )

Antienne 1, t.2 : Acclamez Dieu, tous les habitants de la terre ! Chantez à la gloire de son Nom ! Rendez-lui honneur et louange ! Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu,/ sauve-nous, Dieu sauveur !//
Dites à Dieu : Que tes œuvres sont admirables ! Si grande est ta puissance que tes ennemis te glorifient ! Refrain. Toute la terre se prosterne devant toi et chante pour toi ! Qu’elle chante pour ton Nom, Dieu très haut ! Refrain. Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Antienne 2, t.2 : Q
ue Dieu nous prenne en pitié et qu’Il nous bénisse ! Qu’il fasse luire sur nous la lumière de sa face, et qu’Il ait pitié de nous ! Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu,+ Toi qui es ressuscité des morts,/ nous qui te chantons : Alléluia !//
Sur la terre on connaîtra tes voies, parmi toutes les nations ton salut. Refrain.
Que les peuples te rendent grâce, Seigneur ! Que tous les peuples te rendent grâce ! Refrain.
Que vous bénisse notre Dieu ! Que le craignent tous les confins de l’univers ! Refrain.
Gloire au Père… et maintenant… Refrain. Fils unique et Verbe de Dieu…

Antienne 3 : Que Dieu se lève et que ses ennemis se dispersent ! Que ses adversaires fuient devant sa face ! Refrain : Christ est ressuscité des morts…
Périssent les impies en face de Dieu ! Mais les justes jubilent devant lui ! Refrain
Voici le jour que le Seigneur a fait : soyons dans la joie et l’allégresse ! Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Refrain

Tropaire en ton 7 : Malgré les scellés posés sur le tombeau,+ comme la Vie Tu surgis de tombe,/ ô Christ notre Dieu !// Et, malgré les portes fermées,+ à tes disciples Tu t’es manifesté, universelle Résurrection,/ renouvelant en nos coeurs l’Esprit de vérité par ton immense miséricorde.//
Gloire… et maintenant…

Kondakion en ton 8 : D
e sa main fureteuse, l’apôtre Thomas explora ton côté vivifiant, ô Christ notre Dieu,/ et, toutes portes étant fermées lorsque Tu vins au milieu des disciples, il te cria : « Tu es en vérité mon Seigneur et mon Dieu ! »//

Prokimenon en ton 3
(Ps 146, 5 et 1) : Il est grand, notre Seigneur ! Grande est sa puissance,/ et il n’y a pas de mesure à son intelligence.// V : Louez le Seigneur, car il est doux de chanter un psaume ; que la louange soit agréable à notre Dieu !

Epître : Actes des apôtres 5, 12-20 :
En ces jours-là, il se faisait par la main des apôtres beaucoup de miracles et de prodiges parmi le peuple, et tous les fidèles se tenaient d’un même cœur sous le portique de Salomon. Personne d’autre n’osait se joindre à eux, mais le peuple faisait leur éloge à haute voix, si bien qu’une multitude d’hommes et de femmes accroissait de plus en plus le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur. On allait jusqu’à sortir les infirmes sur les places, en les mettant sur des lits ou sur des brancards, afin qu’au passage de Pierre son ombre tout au moins couvrît l’un d’eux. La foule accourait même des cités voisines de Jérusalem, apportant des infirmes et ceux que tourmentaient les esprits mauvais ; et tous, ils étaient guéris. Alors intervint le grand prêtre, avec tous ceux de son entourage, le parti des Sadducéens. Pleins d’animosité, ils firent arrêter les apôtres et les remirent à la garde de l’Etat. Mais, pendant la nuit, un ange du Seigneur ouvrit les portes de la prison, les mena dehors et leur dit : « Allez, et, vous tenant dans le Temple, annoncez au peuple toute parole de vie ».

Alléluia en ton 8 (Ps 94, 1 et 2): Venez, exultons pour le Seigneur, acclamons Dieu notre Sauveur ! V : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !

Evangile
: Jean 20, 19-31
En ce temps-là, le soir de ce même jour, le premier de la semaine, les portes du lieu où étaient rassemblés les disciples étant fermées par peur des Judéens, Jésus vint et se tint au milieu d’eux et Il leur dit : « Paix à vous ! » Et, ayant dit cela, Il leur montra et ses mains et son côté. A la vue du Seigneur, les disciples se réjouirent. Jésus leur dit alors une nouvelle fois : « Paix à vous ! De même que le Père m’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie. » Ayant dit cela, Il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit saint. A qui vous remettrez les péchés, ils seront remis, et à qui vous les retiendrez, ils seront retenus. » L’un des douze, Thomas, appelé le Jumeau, n’était pas avec eux lorsque vint Jésus. Les autres disciples lui dirent donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous et ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, et ne mets pas ma main dans côté, non je ne croirai pas. » Huit jours plus tard, ses disciples étaient de nouveau à l’intérieur et Thomas avec eux. Jésus arriva, portes fermées ; Il fut parmi eux et dit : « Paix à vous ! » Puis Il dit à Thomas : « Porte ton doigt ici et vois mes mains, et porte ta main et mets-la dans mon côté et ne te montre plus incroyant, mais croyant. » Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui, sans voir, croient ! » Jésus fit devant ses disciples bien d’autres signes qui ne figurent pas dans ce livre. Ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu et que, croyant, vous possédiez la vie en son Nom.

În vremea aceea fiind searà, în ziua aceea, întâia a sàptàmânii, si usile fiind încuiate, unde erau adunati ucenicii de frica iudeilor, a venit Iisus si a stat în mijloc si le-a zis : Pace vouà ! Si zicând acestea, le-a aràtat mâinile si coasta Sa. Deci s-au bucurat ucenicii, vàzând pe Domnul. Si Iisus le-a zis iaràsi : Pace vouà ! Precum M-a trimis pe Mine Tatàl, và trimit si Eu pe voi. Si zicând acestea, a suflat asupra lor si le-a zis : Luati Duh Sfânt ! Càrora veti ierta pàcatele, le vor fi iertate si càrora le veti tine, vor fi tinute. Iar Toma, unul din cei doisprezece, cel numit Geamànul, nu era cu ei când a venit Iisus. Deci au zis lui ceilalti ucenici : Am vàzut pe Domnul ! Dar el le-a zis : Dacà nu voi vedea, în mâinile Lui, semnul cuielor si dacà nu voi pune mâna mea în coasta Lui, nu voi crede. Si dupà opt zile, ucenicii Lui erau iaràsi înàuntru, si Toma, împreunà cu ei. Si a venit Iisus, usile fiind încuiate, si a stat în mijloc si a zis : Pace vouà ! Apoi a zis lui Toma : Adu degetul tàu încoace si vezi mâinile Mele si adu mâna ta si o pune în coasta Mea si nu fi necredincios, ci credincios ! A ràspuns Toma si I-a zis : Domnul meu si Dumnezeul meu ! Iisus i-a zis : Pentru cà M-ai vàzut, ai crezut. Fericiti cei ce n-au vàzut si au crezut ! Deci si alte multe minuni a fàcut Iisus înaintea ucenicilor Sài, care nu sînt scrise în cartea aceasta. Iar acestea s-au scris, ca sà credeti cà Iisus este Hristosul, Fiul lui Dumnezeu, si, crezând, sà aveti viatà în numele Lui.

Mégalynaire
: L’ange chanta à la Pleine de grâce…

Koinonikon : Loue le Seigneur, Jérusalem ! Célèbre ton Dieu, ô Sion : Alléluia ! (Ps 147)

Trop. pascal au lieu de « Nous avons vu la vraie lumière », et après « Gloire à toi, Christ notre Dieu, notre espérance… »

Catéchèse/homélie :
a) temps réel (du samedi de Lazare à la Pentecôte, l’Eglise suit de jour en jour l’œuvre du Salut ; cf. l’expr. « 8 jours après ») ; b) temps assumé par le Christ incarné, son créateur ; la Résurrection le transfigure, lui donne sa profondeur et sa finalité (transfiguration) ; c) sens réels : touchent, goûtent, voient le Ressuscité (Thomas, apparition aux Femmes, aux Apôtres) ; transfigurés : voient et touchent le Seigneur (vision de st Paul, st Etienne dans Ac.des ap.) ; d) Foi (« mon Seigneur et mon Dieu ! ») : absolue, ne dépend ni des sens (« heureux ceux qui croiront sans voir ») ni de la logique (irréfutable p. qu’elle est une expérience) ; e) foi et vie chrétiennes : ne sont pas fondées sur le seul Livre (tout n’est pas écrit, cf. év. de ce jour) ; reposent sur la Tradition : expérience actualisée de génération en génération au sein de la communauté des croyants (Eglise) ; exprimée et soutenue par la trad. liturgique (hymnes, prières, dans les offices et la sainte liturgie ; icônes ; coutumes) gardée fidèlement par les baptisés (au péril du confort, de la sécurité, de la position sociale, de la vie (le chrétien est un « martyr », i-e un « témoin », s. étymologique). D’où la vigilance à l’égard du modernisme. Eglise = Tradition (« transmission ») et Corps de JC que forment les baptisés, par l’Esprit, Témoin du Verbe.

Dimanche 27 avril

Dimanche 27 avril 2008 : saint et grand dimanche de Pâques

Après la bénédiction initiale : Christ est ressuscité des morts ! Par la mort Il a vaincu la mort ! A ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie ! (3 f., par le prêtre, et 3 f.  par le chœur et le Peuple )
1 : Que Dieu se lève et ses ennemis seront dispersés ! (tropaire 1 f.)
2 : C
omme se dissipe la fumée ils se dispersent ; comme fond la cire devant le feu ! (tropaire 1 f.)
3 : Périssent les impies en face de Dieu ! Mais les justes jubilent devant lui ! (tropaire 1 f.)
4 : Voici le jour que le Seigneur a fait, soyons dans la joie et l’allégresse ! (tropaire 1 f.)
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit ! (tropaire 1 f.)
Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen ! (tropaire 1 f.)
Le prêtre chante à nouveau le tropaire jusqu’à « a vaincu la mort ! » et le chœur achève.

Antienne 1, t.2 : A
cclamez Dieu, tous les habitants de la terre ! Chantez à la gloire de son Nom ! Rendez-lui honneur et louange ! Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu,/ sauve-nous, Dieu sauveur !//

Dites à Dieu : Que tes œuvres sont admirables ! Si grande est ta puissance que tes ennemis te glorifient ! Refrain. Toute la terre se prosterne devant toi et chante pour toi ! Qu’elle chante pour ton Nom, Dieu très haut ! Refrain. Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Antienne 2, t.2 : Que Dieu nous prenne en pitié et qu’Il nous bénisse ! Qu’il fasse luire sur nous la lumière de sa face, et qu’Il ait pitié de nous !
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu,+ Toi qui es ressuscité des morts,/ nous qui te chantons : Alléluia !//
Sur la terre on connaîtra tes voies, parmi toutes les nations ton salut. Refrain.
Que les peuples te rendent grâce, Seigneur ! Que tous les peuples te rendent grâce ! Refrain.
Que vous bénisse notre Dieu ! Que le craignent tous les confins de l’univers ! Refrain.
Gloire au Père… et maintenant… Refrain. Fils unique et Verbe de Dieu…

Antienne 3 : Que Dieu se lève et que ses ennemis se dispersent ! Que ses adversaires fuient devant sa face ! Refrain : Christ est ressuscité des morts…
Périssent les impies en face de Dieu ! Mais les justes jubilent devant lui ! Refrain
Voici le jour que le Seigneur a fait : soyons dans la joie et l’allégresse ! Refrain. Gloire au Père… et maintenant… Refrain

Isodikon : Dans vos assemblées bénissez le Seigneur, le Dieu de la source d’Israël ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es ressuscité des morts, nous qui te chantons : Alléluia !  Tropaire : Christ est ressuscité des morts…

Hypakoï, en t.4 : Devançant l’aurore et trouvant la pierre roulée près du tombeau,+ Marie et ses compagnes entendirent l’ange qui leur demandait:/ « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui vit dans l’éternelle clarté ?// Voici les bandelettes : allez vite annoncer à tous+ que le Seigneur est ressuscité, triomphant de la mort,/ car Il est le Fils de Dieu qui sauve le genre humain ».// Gloire… et maintenant…

Kondakion en t.8 : L
orsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel,+ Tu as brisé la puissance de l’enfer./ Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; // ordonnant aux Myrrhophores de se réjouir,+ visitant tes apôtres et leur donnant la paix,/ Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !//

Au lieu du Trisagion: Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ, Alléluia !

Prokimenon, en t.8 : C
e jour, le Seigneur l’a fait:/ soyez dans la joie et dans l’allégresse !// V : Rendez grâce au Seigneur, car Il est bon, car éternel est son amour !

Epître : Actes de apôtres, 1, 1-8 : Mon premier livre, Théophile, je l’ai consacré à tout ce que Jésus s’est mis à faire et à enseigner jusqu’au jour où, dans l’Esprit saint, ayant donné ses instructions aux apôtres qu’Il avait choisis, Il fut enlevé au ciel. C’est à eux qu’après sa passion Il s’est montré vivant : Il leur en donna mainte preuve pendant quarante jours, leur apparaissant et leur parlant du Royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’Il prenait avec eux, Il leur enjoignit de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre ce que le Père avait promis, « ce que, dit-Il, vous m’avez entendu vous dire : Jean a baptisé dans l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit saint que vous serez baptisés, sous peu de jours. » Etant donc réunis, ils lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que Tu vas rétablir le Royaume d’Israël ? » Il leur répondit : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps et les moments que le Père a fixés, en son pouvoir souverain. Mais vous allez recevoir une force, par la descente sur vous de l’Esprit saint, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, jusqu’aux extrémités de la terre ».

Alléluia, t.4 : T
u te lèveras, Tu auras pitié de Sion ! – Du ciel le Seigneur regarde la terre.

Evangile : Jean  1, 1-17 (n. trad.) -  éventuellement lu en plusieurs langues…
Dans le principe est le Verbe, et le Verbe est vers Dieu, et le Verbe est Dieu. Lui, Il est dans le principe vers Dieu. Tout par lui est advenu, et sans lui rien de ce qui est n’est advenu. En lui est la Vie et la Vie est la Lumière des humains. Et la Lumière se manifeste dans la ténèbre ; et la ténèbre ne l’a pas comprise. Advint un être humain, envoyé d’auprès de Dieu ; son nom : Jean. Celui-ci vint pour le témoignage, pour témoigner au sujet de la Lumière, afin que tous aient confiance par lui. Il n’était pas lui-même la Lumière, mais il avait à témoigner au sujet de la Lumière. Le Verbe est la Lumière véritable, qui illumine tout être humain, venant dans le monde. Il est dans le monde, et le monde par lui est advenu, et le monde ne le connaît pas. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli. Mais tous ceux qui l’ont reçu, Il leur a donné la liberté de devenir enfants de Dieu, à eux qui ont confiance en son Nom, qui ont été engendrés, non du sang ou d’un vouloir de chair, ou d’un vouloir d’homme, mais de Dieu. Et le Verbe est devenu chair et Il a dressé sa tente parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire de Fils unique du Père, comblé de grâce et de vérité. Jean témoigne à son sujet et s’écrie en disant : « C’est Lui dont j’ai dit : Il s’avance devant moi, Il est advenu avant moi, car Il est avant moi ! » Car de sa plénitude, tous nous avons reçu, et grâce pour grâce. C’est que la Loi a été donnée par l’intermédiaire de Moïse, la grâce et la vérité sont advenues par l’intermédiaire de Jésus Christ.

La început era Cuvântul si Cuvântul era la Dumnezeu si Dumnezeu era Cuvântul. Acesta era întru început la Dumnezeu. Toate prin El s-au fàcut ; si fàrà El nimic nu s-a fàcut din ce s-a fàcut. Întru El era viatà si viata era lumina oamenilor. Si lumina lumineazà în întuneric si întunericul nu a cuprins-o. Fost-a om trimis de la Dumnezeu, numele lui era Ioan. Acesta a venit spre màrturie, ca sà màrturiseascà despre Luminà, ca toti sà creadà prin el. Nu era el Lumina, ci ca sà màrturiseascà despre Luminà. Cuvântul era Lumina cea adevàratà care lumineazà pe tot omul, car vine în lume. În lume era si lumea prin El s-a fàcut, dar lumea nu L-a cunoscut. Întru ale Sale a venit, dar ai Sài nu L-au primit. Si celor câti L-au primit, care cred în numele Lui, le-a dat putere ca sà se facà fii ai lui Dumnezeu. Care nu din sânge, nici din poftà trupeascà, nici din poftà bàrbàteascà, ci de la Dumenezeu s-au nàscut. Si Cuvântul S-a fàcut trup si S-a sàlàsluit între noi si am vàzut slava Lui, slavà ca a Unuia-Nàscut din Tatàl, plin de har si de adevàr. Ioan màrturisea despre El si striga, zicând : Acesta era despre Care am zis : Cel car vine dupà mine a fost înaintea mea, pentru cà mai înainte de mine era. Si din plinàtatea Lui noi toti am luat, si har peste har. Pentru cà Legea prin Moise s-a dat, iar harul si adevàrul au venit prin Iisus Hristos.

Mégalynaire : L
’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse ! Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton fils est ressuscité ! Alléluia !

Koinonikon : Recevez le Corps du Christ, Alléluia ! Buvez à la Source immortelle : Alléluia ! Alléluia !

Tropaire pascal 1 f. après Avec foi, crainte de Dieu et amour, approchez ! et au lieu de Nous avons vu la vraie lumière…, 3 f. au lieu de Que le Nom du Seigneur soit béni… Après la bénédiction, le prêtre en chante le début, le chœur termine : A ceux qui sont…  Après le congé le prêtre : le Christ est ressuscité ! ( 3 f.). Pain béni : le tropaire autant qu’on veut !

Homélie/catéchèse : « Des hommes, un jour, à Antioche, ont été surnommés par d’autres hommes « chrétiens ». Pour les premiers le Christ est vivant et Il est leur vie ; pour les seconds, ce Christ a vécu, est mort et enterré et les « chrétiens » n’en sont que les disciples. Pour les premiers, la résurrection de ce Christ est une évidence qui donne son sens à leur vie ; pour les seconds cette même Résurrection n’est qu’un mot vide de sens. .. Et nous, en qui nous reconnaissons-nous ? La Résurrection du Christ est cet événement de salut, accompli par le Dieu vivant, dans lequel l’homme a percé définitivement le mur de la mort » (Ignace IV, patriarche d’Antioche, La Résurrection et l’homme d’aujourd’hui, 1981)

Dimanche 20 avril

Dimanche 20 avril 2008 : Entrée du Christ à Jérusalem, ouverture de la Semaine sainte

Antiennes spéciales au lieu des typiques et divine liturgie selon saint Jean Chrysostome

Antienne 1 : 1 : J’aime le Seigneur qui écoute la voix de ma prière
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu,/ sauve-nous, Dieu sauveur !// (ton 2)
2 : Il incline son oreille vers moi, le jour où je l’appelle.
3 : Les tourments de la mort m’enserraient, les périls de l’Enfer m’environnaient.
4 : Peine et misère me tenaient, mais j’invoquais le Nom du Seigneur.
Antienne 2 : 1 : J’ai gardé ma confiance, lors même que j’ai dit : je suis trop humilié !
Ref.: Sauve-nous, ô Fils de Dieu, monté sur le petit d’une ânesse,/ nous qui te chantons : Alléluia!//
2 : Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu’Il m’a fait ?
3 : J’élèverai la coupe du salut en invoquant le Nom du Seigneur.
Gloire… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu…
Antienne 3 : 1 : Confessez le Seigneur, car Il est bon ! Car éternelle est sa miséricorde !
Refrain : le tropaire de la Fête, en ton 1 : Affirmant la résurrection universelle…
2 : Que la maison d’Israël le dise : Il est bon, car éternelle est sa miséricorde !
3 : Que la maison d’Aaron le dise : Il est bon, car éternelle est sa miséricorde !
4 : Que ceux qui craignent le Seigneur le disent : Il est bon, car éternelle est sa miséricorde !

Isodikon de la Fête : Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur ; nous vous avons bénis de la maison du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu, et Il nous est apparu. Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, monté sur le poulain d’une ânesse,/ nous qui te chantons : Alléluia!//

Tropaire de la Fête, t. 1 : A
ffirmant la résurrection universelle,+ avant ta Passion, ô Christ Dieu,/ Tu réveilles Lazare des morts.// Et nous, comme des adolescents,+ portant l’insigne de la victoire,/ nous t’acclamons, ô Vainqueur de la mort:// « Hosanna dans les lieux très hauts !/ Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »//  Gloire…

Tropaire de la Fête en ton 4 : Ensevelis avec toi par le baptême, ô Christ notre Dieu,/ nous avons pu participer à la vie éternelle par ta résurrection ;// et dans nos hymnes nous te chantons : Hosanna au plus haut des cieux !/ Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur !//  Et maintenant…

Kondakion de la Fête en t.6 : A
u ciel sur le trône des chérubins, ici-bas siégeant sur l’ânon, ô Christ notre Dieu,+ Tu reçois la louange des anges et les hymnes des enfants qui chantent au-devant de toi:/ Béni, Celui qui vient pour tirer Adam du tombeau !//

Prokimenon, t.4 (Ps.117, 26-27 et 1) : Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur !/ Le Seigneur est Dieu, et Il nous est apparu !// V : Confessez le Seigneur, car Il est bon, car éternelle est sa miséricorde !

Epître :
Philippiens 4, 4-9
Frères, réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps ; je vous le répète, réjouissez-vous ! Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. N’entretenez aucun souci, mais en toute circonstance exposez vos requêtes à Dieu, recourant à la prière et à l’oraison, dans l’action de grâces. Alors la paix de Dieu, qui surpasse tout esprit, prendra sous sa garde vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. En conclusion, mes Frères, tout ce qu’il y a de vrai et de noble, tout ce qu’il y a de juste et de pur, tout ce qui est digne d’être aimé et d’être honoré, tout ce qui s’appelle vertu et mérite des éloges, voilà ce dont il faut vous préoccuper. Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Alors le Dieu de la paix sera avec vous !

Alléluia, t.1
(Ps. 97, 1 et 3) : Chantez au Seigneur un chant nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles ! V : Toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre Dieu.

Evangile : Jean 12, 1-18 (n. trad.)
En ce temps-là, six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, le cadavre que Jésus avait réveillé d’entre les morts. Là, on lui prépara un repas et Marthe servait ; or Lazare était un de ceux qui étaient attablés avec lui. Alors, Marie, prenant une livre de parfum de vrai nard, d’un grand prix, oignit les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux, et la maison fut pleine du parfum de la myrrhe. Mais Judas l’Iscariote, un de ses disciples, qui devait le livrer, dit : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu cette myrrhe trois cents deniers pour les donner aux pauvres ? » Il dit cela, non parce qu’il se souciait des pauvres, mais parce qu’il était un voleur et que, comme il tenait la bourse, il détournait ce qu’on y mettait. Jésus dit alors : « Laisse-la ; elle a gardé cela pour le jour de ma sépulture, car, les pauvres, vous les avez toujours avec vous, mais, moi, vous ne m’avez pas pour toujours. » Une grande foule de Judéens sut qu’Il était là et elle vint, non seulement à cause de Jésus, mais pour voir Lazare qu’Il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de mettre aussi Lazare à mort, car, à cause de lui, beaucoup de Judéens s’éloignaient et croyaient en Jésus. Le lendemain, la foule nombreuse qui était venue pour la fête, entendant que Jésus venait à Jérusalem, prit les rameaux des palmiers et sortit à sa rencontre, et elle criait : « Hosanna ! Béni, celui qui vient au Nom du Seigneur, le roi d’Israël ! » Trouvant un petit âne, Jésus s’assit dessus, comme il est écrit : « Ne crains pas, fille de Sion, voici que vient ton roi, assis sur le poulain d’une ânesse. » D’abord, ses disciples ne connurent pas cela ; mais, lorsque Jésus eut été glorifié, alors ils se rappelèrent que cela avait été écrit de lui et que cela avait eu lieu pour lui. Et la foule qui était avec lui lorsqu’ Il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait réveillé d’entre les morts, rendait témoignage. C’est pourquoi la foule vint à sa rencontre, parce qu’elle avait entendu qu’Il avait fait ce signe.

Ïn vremea aceea, deci, cu sase zile înainte de Pasti, Iisus a venit în Betania, unde era Lazàr, pe care îl înviase din morti. Si I-au fàcut acolo cinà si Martea slujea. Iar Lazàr era unul dintre cei ce sedeau cu El la masà. Deci Maria, luând o litrà cu mir de nard curat, de mare pret, a uns picioarele lui Iisus si le-a stres cu pàrul capului ei, iar casa s-a umplut de mirosul mirului. Iar Iuda Iscariotaneanul, unul dintre ucenicii Lui, care avea sà-L vândà, a zis : « Pentru ce nu s-a vândut mirul acesta cu trei sute de dinari si sà-ai fi dat sàracilor ? ». Dar el a zis aceasta, nu pentru cà îi era grijà de sàraci, ci pentru cà era fur si, având punga, lua din ce se punea în ea. A zis deci Iisus : « Las-o, cà pentru ziua îngropàrii Mele l-a pastrat. Cà pe sàraci totdeauna îi aveti cu voi, dar pe Mine nu Mà aveti totdeauna ». Deci multime mare de iudei au aflat cà este acolo si au venit nu numai pentru Iisus, ci sà vadà si pe Lazàr, pe care-l înviase din morti. Si s-au sfàtuit arhiereii ca si pe Lazàr sà-l omoare. Càci, din cauza lui, multi dintre iudei mergeau si credeau în Iisus. A doua zi, multime multà, care venise la sàrbàtoare, auzind cà Iisus vine în Ierusalim, au luat ramuri de finic si au iesit întru întâmpinarea Lui si strigau : « Osana ! Binecuvântat este Cel ce vine întru numele Domnului, Împàratul lui Israel ! ». Si Iisus, gàsind un asin tânàr, a sezut pe el, precum este scris : « Nu te teme, fiica Sionului ! Iatà Împàratul tàu vine, sezând pe mânzul asinei ». Acestea nu le-au înteles ucenicii Lui la început, car când S-a preaslàvit Iisus, atunci si-au adus aminte cà acestea erau scrise pentru El si cà acestea I le-au fàcut Lui. Deci da màrturie multimea care era cu El, când l-a strigat pe Lazàr din mormânt si l-a înviat din morti. De aceea L-a si întâmpinat multimea, pentru cà auzise cà El a fàcut minunea aceasta.

Mégalynaire de la Fête (ode 9 du canon, t. 4) : Le Seigneur est Dieu, et Il nous est apparu, célébrez cette fête et, dans la joie, venez, magnifions le Christ avec des palmes et des rameaux ! Crions-lui joyeusement : Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur, notre Sauveur !

Koinonikon de la Fête
(Ps.117): Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu, et Il nous est apparu, Alléluia ! Au lieu de « nous avons vu la vraie lumière », le tropaire en t.1 : « Affirmant… »

Samedi 19 avril

Samedi 19 avril 2008 : Réveil de Lazare ; clôture du saint Carême. Divine liturgie selon saint Jean Chrysostome

Tropaire de la Fête, t. 1 : Affirmant la résurrection universelle,+ avant ta Passion, ô Christ Dieu,/ Tu réveilles Lazare des morts.// Et nous, comme des adolescents,+ portant l’insigne de la victoire,/ nous t’acclamons, ô Vainqueur de la mort:// « Hosanna dans les lieux très hauts !/ Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »//  Gloire… et maintenant…

Kondakion de la Fête, t. 2 : L
e Christ, l’universelle Joie, la Vérité, la Lumière et la Vie du monde, sa résurrection,+ sur notre terre est apparu, dans sa bonté,/ devenant le signe de la Résurrection pour accorder à tous la divine rémission.//

Au lieu du Trisagion: V
ous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ, Alléluia !

Prokimenon, t.3 : Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte ? V/ Le Seigneur est le protecteur de ma vie, devant qui tremblerais-je ?

Epître :
Hébreux 12, 28 à 13, 8 : Frères, puisque nous recevons en héritage un royaume inébranlable, conservons cette grâce et par elle rendons à Dieu un culte agréable, avec crainte et respect, car « notre Dieu est un feu dévorant ». Persévérez dans l’amour fraternel, et n’oubliez pas l’hospitalité : c’est par elle que certains, à leur insu, ont hébergé des anges. Souvenez-vous des captifs, comme si vous étiez enchaînés avec eux, et de ceux que l’on maltraite, en pensant que vous aussi, vous avez un corps. Que le mariage soit honoré de tous et que sans souillure demeure le lit nuptial, car Dieu jugera fornicateurs et adultères. Chassez l’avarice de votre vie et contentez-vous de ce que vous avez, car Dieu Lui-même a dit : « Je ne te laisserai ni ne t’abandonnerai » ; de sorte que nous puissions dire avec confiance : « Le Seigneur est mon secours, je ne craindrai pas ce qu’un homme peut me faire. » Souvenez-vous de vos chefs spirituels, qui vous ont fait entendre la parole de Dieu ; et, considérant l’issue de leur carrière, imitez leur foi. Jésus Christ est le même hier et aujourd’hui, et dans les siècles !

Alléluia, t. 5: L
e Seigneur règne, Il s’est revêtu de beauté ! V : Car Il a affermi l’univers, et il ne sera ébranlé ! Ton trône est préparé depuis l’origine !

Evangile :
Jean 11, 1-45 (n. trad.)
En ce temps-là, il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. C’était cette Marie qui oignit le Seigneur de parfum et lui essuya les pieds avec ses cheveux, dont le frère était malade. Les sœurs envoyèrent donc lui dire : « Seigneur, voilà : celui qui est ton ami est malade. » Jésus entendit et dit : « Cette maladie n’est pas en vue de la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle, soit glorifié le Fils de Dieu. » Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare. Lorsqu’ Il entendit que celui-ci était malade, Il resta alors deux jours à l’endroit où Il était. Il dit ensuite aux disciples : « Retournons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, Maître, tout récemment les Judéens cherchaient à te lapider, et Tu retournes là-bas ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans la journée ? Si quelqu’un marche de jour, il ne trébuche pas, car il voit la lumière de ce monde ; mais, si quelqu’un marche de nuit, il trébuche, car la lumière n’est pas en lui. » Il leur dit cela, après quoi Il leur dit : « Lazare notre ami repose, mais Je vais aller le réveiller. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il repose, il sera sauvé. » Or Jésus avait parlé de sa mort, mais eux crurent qu’Il parlait du repos du sommeil. Jésus leur dit alors ouvertement : « Lazare, notre ami, est mort et Je rends grâce pour vous, afin que vous croyiez, de n’avoir pas été là ; mais, allons vers lui. » Thomas, appelé le Jumeau, dit alors à ses condisciples : « Allons, nous aussi, pour mourir avec lui. » Arrivé donc à Béthanie, Jésus le trouva depuis quatre jours déjà au tombeau. Béthanie était proche de Jérusalem, à quinze stades environ. Beaucoup d’entre les Judéens étaient venus vers Marthe et Marie pour les consoler au sujet de leur frère. Or Marthe, lorsqu’elle entendit que Jésus arrivait, alla à sa rencontre ; mais Marie était assise à la maison. Marthe dit alors à Jésus : « Seigneur, si Tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais, dès maintenant, je sais que tout ce que Tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe lui dit : « Je sais qu’il ressuscitera, lors de la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, Je suis la Résurrection et la Vie. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra, et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas à jamais ; crois-tu cela? » Elle lui dit : « Oui, Seigneur ; je crois fermement que Tu es, Toi, le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. » Elle dit cela, partit, appela Marie sa sœur et lui dit en secret : « Le Maître est là, et Il t’appelle. » Celle-ci, dès qu’elle entendit, se leva rapidement et vint vers lui. Or Jésus n’était pas encore arrivé au village, mais Il était encore à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Alors les Judéens qui étaient avec elle dans la maison à la consoler, voyant Marie se lever rapidement et sortir, la suivirent, pensant qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie donc, quand elle arriva où était Jésus, en le voyant, tomba à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si Tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Alors Jésus, quand Il la vit se lamenter et les Judéens qui l’accompagnaient se lamenter, frémit dans l’Esprit et fut bouleversé ; et Il dit : « Où l’avez-vous mis ? » On lui dit : « Seigneur, viens et vois. » Jésus pleura. Les Judéens dirent alors : « Voyez comme Il était son ami ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Ne pouvait-Il pas, Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, faire aussi que celui-ci ne mourût pas ? » Alors, Jésus, frémissant à nouveau en lui-même, vint au tombeau ; c’était une grotte, et une pierre était placée par-dessus. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » La sœur du défunt, Marthe, lui dit : « Seigneur, il sent déjà, car c’est le quatrième jour. » Jésus lui dit : « Ne t’ai-Je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » Ils enlevèrent donc la pierre d’où le mort reposait. Jésus leva alors les yeux En Haut et dit : « Père, Je te rends grâces de ce que Tu m’as entendu ; Moi, Je savais que Tu m’entends toujours, mais c’est pour la foule qui m’entoure que J’ai parlé, afin qu’ils croient que c’est Toi qui m’as envoyé. » Et, après avoir dit cela, Il cria
d’une voix forte : « Lazare, ici ! Sors ! » Le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le et laissez-le partir. » Alors, beaucoup des Judéens qui étaient venus vers Marie et avaient contemplé ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

În vremea aceea era bolnav un oarecare Lazàr din Betania, satul Mariei si al Martei, sora ei. Iar Maria era aceea care a uns cu mir pe Domnul si I-a sters picioarele cu pàrul capului ei, al càrei frate Lazàr era bolnav. Iar Iisus, auzind, a zis : « Aceastà boalà nu este spre moarte, ci pentru slava lui Dumnezeu, ca, prin ea, Fiul lui Dumnezeu sà se slàveascà ». Si iubea Iisus pe Maria si pe sora ei si pe Lazàr. Când a auzi, deci, cà este bolnav, atunci a ràmas douà zile în locul în care era. Apoi, dupà aceea, a zis ucenicilor : « Sà mergem iaràsi în Iudea ». Ucenicii I-au zis : « Învàtàtorule, acum càutau iudei sà te ucidà cu pietre, si iaràsi Te duci acolo ? » A ràspuns Iisus : « Nu sînt oare douàsprezece ceasuri într-o zi ? Dacà umblà cineva ziua, nu se împiedicà, pentru cà el vede lumina acestei lumi. Iar dacà umblà cineva noaptea se împiedicà, pentru cà lumina nu este în el ». A zis acestea, si dupà aceea le-a spus : « Lazàr, prietenul nostru, a adormit ; Mà duc sà-l trezesc ». Deci I-au zis ucenicii : « Doamne, dacà a adormit, se va face bine ». Dar Iisus vorbise despre moartea lui, iar ei credeau cà vorbeste despre somn ca odihnà. Deci atunci Iisus le-a spus lor pe fatà : « Lazàr a murit. Si Mà bucur pentru voi ca sà credeti cà n-am fost acolo. Dar sà mergem la el ». Deci a zis Toma, care se numeste Geamànul, celorlalti ucenici : « Sà mergem si noi si sà murim cu El ! ». Deci, venind, Iisus l-a gàsit pus de patru zile în mormânt. Iar Betania era aproape de Ierusalim, ca la cincisprezece stadii. Si multi dintre iudei veniserà la Marta si Maria ca sà le mângâie pentru fratele lor. Deci Marta, când a auzit cà  vine Iisus, a iesit în întâmpinarea Lui, iar Maria sedea în casà. Si a zis Marta càtre Iisus : « Doamne, dacà ai fi fost aici, fratele meu n-ar fi murit. Dar si acum stiu cà oricâte vei cere de la Dumnezeu, Dumnezeu Îti va da ». Iisus i-a zis : « Fratele tàu va învia ! ». Marta I-a zis : « Stiu cà va învia la înviere, în ziua cea de apoi ». Iisus i-a zis : « Eu sînt învierea si viatà ; cel ce crede în Mine, chiar dacà va muri, va trài ! Si oricine tràieste si crede în Mine nu va muri în veac. Crezi tu aceasta ? » Zis-a Lui : « Da, Doamne. Eu am crezut cà Tu esti Hristosul, Fiul lui Dumnezeu, Care a venit în lume ». Si zicând aceasta, s-a dus si a chemat pe Maria, sora ei, zicându-i în tainà : «Îïnvàtotorul este aici si te cheamà ». Când a auzit aceea, s-a sculat degrabà si a venit la El. Si Iisus nu venise încà în sat, ci era în locul unde Îl întâmpinase Marta. Iar iudeii care erau cu ea în casà si o mângâiau, vàzând pe Maria cà s-a sculat degrabà si a iesit afarà, au mers dupà ea, socotând cà a plecat la mormânt, ca sà plângà acolo. Deci Maria, când a venit unde era Iisus, vàzându-L, a càzut la picioarele Lui, zicându-I : « Doamne, dacà ai fi fost aici, fratele meu n-ar fi murit ». Deci Iisus, când a vàzut-o plângând si pe iudeii care veniserà cu ea plângând si ei, a suspinat cu duhul si S-a tulburat întru Sine. Si a zis : « Unde l-ati pus ? ». Zis-au Lui : « Doamne, vino si vezi ! ». Si a làcrimat Iisus. Deci ziceau iudeii : « Iatà cât de mult îl iubea ! ». Iar unii dintre ei ziceau : « Nu putea, oare, Acesta care a deschis ochii orbului sà facà asa ca si acesta sà nu moarà ? » Deci suspinând iaràsi Iisus întru Sine, a mers la mormânt. Si era o pesterà si o piatrà era asezatà pe ea. Iisus a zis : « Ridicati piatra ! ». Marta, sora celui ràposat, I-a zis : « Doamne, deja miroase, cà este a patra zi ». Iisus a-a zis : « Nu ti-am spus cà dacà vei crede, vei vedea slava lui Dumnezeu ? ». Au ridicat deci piatra, iar Iisus Si-a ridicat ochii în sus si a zis : « Pàrinte, Îti multumesc cà M-ai ascultat ! Eu stiam cà întotdeauna Mà asculti, dar pentru multimea care stà împrejur am zis, ca sà creadà cà Tu M-ai trimis ». Si zicând acestea, strigat cu glas mare : « Lazàre, vino afarà ! ». Si a iesit mortul, fiind legat la picioare si la mâini cu fisii de pânzà si fata lui era înfàsurata cu mahramà. Iisus le-a zis : « Dezlegati-l si làsati-l sà meargà ! ». Deci multi din iudeii care veniserà la Maria si care vàzuserà ce a fàcut Iisus, au crezut în El.

Mégalynaire en ton 8 (au lieu de « Il est digne… »): Venez, tous les peuples, glorifions la sainte Mère de Dieu, qui sans être consumée fit naître de son sein le feu de la divinité : par des hymnes incessantes, nous la magnifions !
Koinonikon, t. occ. : Dans la bouche des enfants, des nourrissons, Tu as mis une louange ! Alléluia !